Contrôle du Pont de l'île de Ré
Article parut sur la page web du sud-ouest . Esperons que cela ne érange pas trop le poisson ;-) !
EQUIPEMENT. --Le pont de l'île de Ré, mis en service le 1er juillet 1988, va subir une inspection complète de ses entrailles. Un chantier de deux mois
Alpinistes et scaphandriers vont ausculter le pont de Ré
« C'est un ouvrage dans la fleur de l'âge. Il évolue comme prévu. » Tout en ne laissant aucun doute sur la bonne santé apparente du pont de l'île de Ré, Lucile Hurier règle les derniers détails concernant l'inspection détaillée de l'alerte majeur.
Le 1er juillet prochain, le viaduc fêtera ses 18 ans. Ce qui sous-entend qu'il va subir la deuxième grande visite de sa jeune histoire, fixée tous les neuf ans, avant que le rythme de ces diagnostics ne s'accélère après coup, à raison d'un tous les six ans.
C'est à la SNCF qu'il revient de réaliser ce chantier. L'entreprise ferroviaire, qui ne compte plus les ouvrages d'arts sur ses lignes, a pu mettre en avant son savoir-faire lorsque le Conseil général a lancé l'appel d'offres pour la visite maritime. Un chantier d'une durée de deux mois qui doit effectivement débuter aujourd'hui.
Ormis une période de trois ou quatre semaines où la circulation des véhicules sera alternée dans le franchissement du viaduc, l'usager ne verra rien de ce diagnostic qui ne devrait pas occasionner de gène majeure. La tâche pour laquelle le Conseil général, gestionnaire de l'ouvrage, a débloqué 200 000 euros n'en est pas moins de première importance.

Vertigineuse intervention. Depuis la Direction des infrastructures du département, à Saintes, Lucile Hurier en détaille les grandes lignes, qui mobiliseront des corps de métiers spécifiques comme des scaphandriers ou des alpinistes. Les premiers s'immergeront depuis un bateau dûment signalé pour aller inspecter la partie submersible des piles (1). Sans compter les deux culées, le viaduc en dénombre vingt-huit, dont trois pleines.
Ce sont les vingt-cinq creuses qu'examineront attentivement les scaphandriers, tandis que les alpinistes les fouilleront par l'intérieur. « Nous les avions déjà inspectées au dehors, mais c'est la première fois que nous les examinerons en-dedans. » La structure en béton, le niveau d'envasement, la présence d'éventuelles fissures sont les détails qui guideront l'examen.
Les plus hautes piles laissent les bateaux emprunter des passes navigables 30 mètres en contrebas du tablier et immergent une hauteur qui varie de 3,70 à 5,50 mètres à marée basse. Toujours dans les entrailles du géant aux pieds de béton, qui étire 2 926,5 mètres d'une berge à l'autre et 3 027 mètres culées comprises, seront contrôlés les câbles de précontrainte, sortes de gigantesques élastiques en acier qui assurent une relative souplesse à l'ensemble.
Aucune anomalie constatée. Régulièrement, dans le cadre des visites qui sont effectuées en dehors des périodes de grand diagnostic, cette câblerie est auscultée par radiographie, pour qu'elle ne laisse aucune surprise aux techniciens sur ce que peut masquer son enveloppe extérieure. Une visite pratiquée sur les encorbellements de l'ouvrage justifiera la présence d'une nacelle sur le tablier.
Et pour tenter de prévoir l'imprévisible, la mission s'attachera aussi à l'environnement du pont. Dans un périmètre d'une centaine de mètres autour de ses ancrages au sol, les signes éventuels d'anomalies du terrain, tel un affaissement, seront traqués.
Lucile Hurier insiste sur le caractère très exceptionnel de ce contrôle que ne commande aucune anomalie constatée, mais qui s'inscrit dans un plan de surveillance préétabli. Ce même plan prévoit des visites plus légères à intervalles réguliers, au cours desquelles, notamment, sont chassés les mouvements suspects et les anomalies les plus évidentes. Un géomètre vise alors les points de repères établis à la construction pour vérifier que l'ouvrage préserve ses courbes et sa ligne altière.
(1) Gyrophare, VHF, pavillon alpha réglementaire signalant une activité de plongée
EQUIPEMENT. --Le pont de l'île de Ré, mis en service le 1er juillet 1988, va subir une inspection complète de ses entrailles. Un chantier de deux mois
Alpinistes et scaphandriers vont ausculter le pont de Ré
« C'est un ouvrage dans la fleur de l'âge. Il évolue comme prévu. » Tout en ne laissant aucun doute sur la bonne santé apparente du pont de l'île de Ré, Lucile Hurier règle les derniers détails concernant l'inspection détaillée de l'alerte majeur.
Le 1er juillet prochain, le viaduc fêtera ses 18 ans. Ce qui sous-entend qu'il va subir la deuxième grande visite de sa jeune histoire, fixée tous les neuf ans, avant que le rythme de ces diagnostics ne s'accélère après coup, à raison d'un tous les six ans.
C'est à la SNCF qu'il revient de réaliser ce chantier. L'entreprise ferroviaire, qui ne compte plus les ouvrages d'arts sur ses lignes, a pu mettre en avant son savoir-faire lorsque le Conseil général a lancé l'appel d'offres pour la visite maritime. Un chantier d'une durée de deux mois qui doit effectivement débuter aujourd'hui.
Ormis une période de trois ou quatre semaines où la circulation des véhicules sera alternée dans le franchissement du viaduc, l'usager ne verra rien de ce diagnostic qui ne devrait pas occasionner de gène majeure. La tâche pour laquelle le Conseil général, gestionnaire de l'ouvrage, a débloqué 200 000 euros n'en est pas moins de première importance.

Le 1er juillet prochain, le viaduc fêtera ses 18ans.
Il subit donc sa deuxième grande visite, fixée tous les neuf ans.
Il subit donc sa deuxième grande visite, fixée tous les neuf ans.
Vertigineuse intervention. Depuis la Direction des infrastructures du département, à Saintes, Lucile Hurier en détaille les grandes lignes, qui mobiliseront des corps de métiers spécifiques comme des scaphandriers ou des alpinistes. Les premiers s'immergeront depuis un bateau dûment signalé pour aller inspecter la partie submersible des piles (1). Sans compter les deux culées, le viaduc en dénombre vingt-huit, dont trois pleines.
Ce sont les vingt-cinq creuses qu'examineront attentivement les scaphandriers, tandis que les alpinistes les fouilleront par l'intérieur. « Nous les avions déjà inspectées au dehors, mais c'est la première fois que nous les examinerons en-dedans. » La structure en béton, le niveau d'envasement, la présence d'éventuelles fissures sont les détails qui guideront l'examen.
Les plus hautes piles laissent les bateaux emprunter des passes navigables 30 mètres en contrebas du tablier et immergent une hauteur qui varie de 3,70 à 5,50 mètres à marée basse. Toujours dans les entrailles du géant aux pieds de béton, qui étire 2 926,5 mètres d'une berge à l'autre et 3 027 mètres culées comprises, seront contrôlés les câbles de précontrainte, sortes de gigantesques élastiques en acier qui assurent une relative souplesse à l'ensemble.
Aucune anomalie constatée. Régulièrement, dans le cadre des visites qui sont effectuées en dehors des périodes de grand diagnostic, cette câblerie est auscultée par radiographie, pour qu'elle ne laisse aucune surprise aux techniciens sur ce que peut masquer son enveloppe extérieure. Une visite pratiquée sur les encorbellements de l'ouvrage justifiera la présence d'une nacelle sur le tablier.
Et pour tenter de prévoir l'imprévisible, la mission s'attachera aussi à l'environnement du pont. Dans un périmètre d'une centaine de mètres autour de ses ancrages au sol, les signes éventuels d'anomalies du terrain, tel un affaissement, seront traqués.
Lucile Hurier insiste sur le caractère très exceptionnel de ce contrôle que ne commande aucune anomalie constatée, mais qui s'inscrit dans un plan de surveillance préétabli. Ce même plan prévoit des visites plus légères à intervalles réguliers, au cours desquelles, notamment, sont chassés les mouvements suspects et les anomalies les plus évidentes. Un géomètre vise alors les points de repères établis à la construction pour vérifier que l'ouvrage préserve ses courbes et sa ligne altière.
(1) Gyrophare, VHF, pavillon alpha réglementaire signalant une activité de plongée
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